La start-up suisse « Comphya » pourrait avoir trouvé une solution permettant de traiter les dysfonctionnements érectiles des hommes chez qui les médicaments comme le Viagra se montrent inefficaces. Il s’agit d’un patch équipé d’électrodes conçues pour stimuler le nerf caverneux. Les premiers tests sont très encourageants. Les chercheurs doivent désormais réaliser des essais cliniques.

L’innovation pourrait s’avérer une aide précieuse pour ceux chez qui les Viagra et autre Cialis sont inefficaces. Une start-up suisse a mis au point un dispositif placé dans la cavité pelvienne et qui pourrait améliorer la vie des hommes atteints de dysfonction érectile.

La solution proposée par Comphya consiste à implanter des électrodes dont l’action sur le nerf pro-érectile est activable par télécommande, explique Sciences & Avenir, lundi 14 mai.

« Un patch plat flexible en 2D »
Cette méthode développée à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) pourrait remplacer les procédés actuellement disponibles pour les hommes qui ne répondent pas aux traitements médicamenteux. Jusqu’ici, ils avaient la possibilité de s’injecter un vasodilatateur dans le pénis ou de se faire installer une prothèse pénienne. Cette dernière implique une intervention qualifiée d’« invasive et irréversible » par l’Association Française d’Urologie (AFU).

Les chercheurs ont mis au point « un patch plat flexible en 2D avec plusieurs électrodes qui peut couvrir toute la zone du plexus, de sorte qu’au moins une des électrodes sera en contact optimal avec le nerf caverneux, sans avoir besoin d’identification peropératoire », précise leur étude qui sera prochainement publiée.

Un essai clinique en 2019
Les spécialistes estiment ainsi avoir réussi à « surmonter (une) barrière majeure » : celle de la complexité anatomique du nerf à stimuler, entraînant la difficulté de son identification pendant le placement des électrodes. Les 24 patients sur lesquels a été testé le dispositif ont présenté « une réponse pénienne immédiate » allant de la « petite tumescence » à l’engorgement du pénis.

« Cette étude nous a apporté une preuve de concept, nous motivant à aller de l’avant. […] La prochaine étape est l’essai clinique », explique au site spécialisé le co-fondateur de la start-up, le pharmacien Rodrigo Araujo Fraga da Silva. Ces expériences pourraient avoir lieu courant 2019.

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